Qui sommes nous ?
Nos Partenaires
Précédentes soirées
Prochaines soirées
Inscription
3 février 2004 - Inciter au vote -

Introduction : Fabien Neveu, Président de Démocratie active, Co-organisateur des First Tuesday Citoyen

A l ‘approche des élections, nous avons souhaité donner la parole à des personnes qui travaillent dans un seul but : inciter les français à se rendre aux urnes.
Quelles actions sont menées, quelles propositions sont faites, quelles perspectives, pour faire diminuer l'abstention et combattre le désintérêt de l'opinion publique ? C'est dans ce sens que les différents intervenants se sont exprimés lors de cette soirée et que les discussions des ateliers proposés se sont orientés.
Cinq intervenants nous ont présenté leurs actions : Thomas Brun, membre du directoire du Concordat Citoyen, Medhi Guiraud, membre du parti blanc, Emmanuel Borde, représentant le CIDEM, Leila Hireche, coordinatrice nationale de l’association I love Europe et Jean Gonié, chargé de mission au Forum des droits sur l'internet.

Retrouvez ci-dessous ces interventions

- Emmanuel Borde, représentant le Collectif Civisme et Démocratie (CIDEM)

Les résultats du dernier baromètre de la citoyenneté apportent quelques enseignements sur les effets à long terme de la dernière élection présidentielle. Si l’intérêt et la confiance pour la politique, dans l’ensemble de la population, retombe à niveau identique à mai 2001, en revanche, pour la première fois depuis que ce baromètre existe, une dissociation nette s’opère entre l’avis des dix-huit – vingt-quatre ans, et celui de l’ensemble de la population française. Un intérêt durable pour la vie publique et la chose politique semble avoir vu le jour dans la jeunesse.
Cependant cet intérêt ne se traduit pas en engagement, et notamment pas en engagement politique. Si voter reste un acte important pour plus de 80% de la population, et si un don, une pétition ou la participation associative sont des actes forts envisagés par plus de 60%, l’engagement politique ne tente que 15% des personnes interrogées. (résultats complets : www.cidem.org)
On peut en conclure que le divorce entre les français et la classe politique reste fort, à tout le moins dans l’esprit des citoyens. Les français continuent de percevoir l’activité politique (le militantisme, l’adhésion partisane, la conquête du pouvoir…) comme inaccessible pour eux, soit par rejet, soit par sentiment d’impuissance.
On ne peut pas vraiment s’étonner, dans ces conditions, d’un taux fort d’abstention, qui ne reflète pas vraiment les intentions – certainement sincères – de la population. On ne peut pas s’en étonner, mais on peut s’en inquiéter et lutter contre la désertion des urnes. Quelques axes nous semble devoir être poursuivis, particulièrement en direction de la jeunesse.
En tout premier lieu, redonner du sens à la participation citoyenne. S’inscrire sur les listes électorales et voter ne sont pas simples formalités. C’est d’abord s’exprimer, ensuite c’est effectuer un choix, enfin c’est choisir les personnes qui dirigeront le pays le temps d’un mandat. Ces actes forts concernent tout le monde et constituent une participation à part entière à la vie démocratique.
En second lieu, revaloriser la participation citoyenne à la vie démocratique. Bénéficier d’un fonctionnement démocratique sain est une chance inestimable, et il appartient à tout le monde de se donner les moyens de la conserver. Les politiques peuvent rendre leur discours et leurs actions plus accessibles ; les citoyens peuvent prêter une plus grande attention à la vie politique et à la difficulté de l’exercice du pouvoir ; les associations peuvent jouer un rôle pédagogique revigorant pour la démocratie.
En dernier lieu, élargir les horizons. Concevoir la société dans son ensemble, renouer un dialogue sur les thèmes de la citoyenneté et sur les sujets de société, faire vivre le débat partout où la participation recule est un travail de tous les jours.

- Mehdi Guiraud, membre du Parti Blanc

D’après un sondage en avril1998 il apparaît que la part de bulletins blanc serait passée de 5% à 27% aux élections régionales de mars 98. Cela aurait été une gifle pour le paysage politique, d’autant que le FN serait passée de 18% à 5%. Pourtant pour la moitié des sondés le vote serait un danger pour la démocratie.Mais c’est en fait plus un danger pour les hommes de pouvoir, et c’est en cela que se pose toute l’action du parti blanc.

L’histoire du Vote Blanc

Première moitié du XIXème
Reconnaissance du vote blanc comme un suffrage exprimé.
Le vote blanc constituait un choix électoral possible tant que la qualité d'électeur ne concernait qu'un faible nombre d'habitants (suffrage censitaire), le passage progressif au suffrage universel a conduit à occulter le droit d'expression par le biais du bulletin de vote et à privilégier celui de la révocation des élus en place.

1852 Coup d’état de Napoléon III.
La comptabilisation des bulletins blancs est assimilé au bulletins nuls et donc retiré des suffrages exprimé.

1978 (Vème République)
Pasqua fait la première proposition de loi pour la reconnaissance du vote blanc. S’en suivra une petite de proposition de loi venant de la droite comme de la gauche du sénat comme de l’assemblée Nationale.

2000 Création du Parti blanc

L’histoire du parti Blanc

Le Parti Blanc est né d’une initiative citoyenne, lors d’un débat organisé par l’association La Nouvelle Arcadie sur le thème « Les raisons du blocage démocratique dans notre pays ». Comme à son habitude l’assemblée a proposé un certain nombre d’actions concrètes, parmi lesquelles la création d’un mouvement pour la reconnaissance du vote blanc. Il a semblé alors que la constitution d’un parti était alors la seule solution pour faire exister le vote blanc dans le paysage politique. C’est ainsi que le parti blanc a présenté des candidats pour la première fois au municipales de Caen et a obtenu un score de 8% pour la liste blanc mais reconnu et cela devant le front National avec 3.6% …

Devant une telle réussite, il a été décidé de présenter un candidat aux élections présidentielles qui s’annonçaient pourtant comme gagnées d’avance. Le concordat citoyen fut crée à cette occasion.

Malgré la bonne volonté des associations réunies pour l’aventure, le nombre de signature ne pu atteindre le nombre de 500 nécessaires. Il nous restait donc un réseau d’associations et une campagne médiatique qui avait permis de recruter beaucoup de citoyens motivés. Prés de trente candidats furent présenté aux élections législatives. De Lille à Marseille les candidats menèrent donc campagne. Le plus haut score obtenu fut de 1% inutile de dire que c’est un résultat très encourageant et que peu de candidats ont eu la chance de pouvoir bénéficier d’un tel élan populaire. Je vous donnerai juste l’exemple de cette candidate de la région de bordeaux qui à fait une campagne toute seule et qui a obtenu prés de 1% de voix.

Pourquoi le parti blanc ?

Tout d’abord faire prendre conscience que si plus de 50% de la population vote, cela constitue en l’espèce un désaveu violent de la politique. Au-delà de l’aspect hypothétique de cette alerte, ne vaut il pas mieux que cela apparaissent dans les urnes, certes nous voulons une certaine révolutions mais bon…
Ensuite et c’est pour le premier critère qui apparaîtra lors des premières élections avec vote blanc : le vote blanc sera un véritable indicateur de la contestation, qui validera une élection et donnera une image fidèle de l’implication des élus et des électeurs.
Finalement nous reprendrions le flambeau à ceux qui se proclament démocrates et tenant de la libre expression.

Actions du Parti Blanc

Deux types d’actions : Intellectuelles et électorales
Intellectuelles :
- Une exposition est en préparation pour faire l’histoire du vote qu’il s’agira de proposer à certaines associations lycées et collèges.
- Nous restons aussi très attentifs aux soubresauts parlementaires puisqu’en moyenne il y a un projet de loi tous les deux ans. Nous faisons dans ces cas des actions de lobbying afin d’expliquer l’intérêt de telles actions auprès des politiques
Electorales :
- Il y a les élections, nous présentons quand nous le pourrons des candidats aux élections pour représenter les bulletins blancs.

Futur du Parti Blanc
La reconnaissance, ou pseudo reconnaissance du vote blanc par les politiques, nous amène, quelque soit le débat sur le fond, à nous poser la question de notre positionnement futur par rapport à nos adhérents et à la population.
En effet, notre communication, déjà complexe, sera fortement perturbée par l'arrivée d'un vote blanc reconnu, même si c'est en dehors des suffrages exprimés.
Cette question nous a été souvent posée : "que ferez-vous si le vote blanc est reconnu ?". Notre réponse ne variait pas : "nos statuts sont suffisamment larges pour entrevoir toutes les possibilités". Aujourd'hui est venu le temps d'un débat avec nos membres.
Il serait dommage de perdre le bénéfice de notre médiatisation et donc de notre pouvoir de contrainte vis à vis de la classe politique. Par ailleurs, comment serait perçu un parti blanc qui se lancerait dans l'arène avec un programme qui forcément ne fédérerait pas les attentes de ses adhérents ?

- Leila Hireche, coordinatrice nationale I Love Europe

L’association I Love Europe est créée à la suite du 21 avril 2002 pour développer la conscience citoyenne en France et en Europe.

L’association I Love Europe agit sur deux terrains :

Législatif : Faire voter une Loi qui inscrive automatiquement tous les
citoyens sur les listes électorales. 3 millions de citoyens
ne sont pas inscrits à ce jour.

Citoyen : Favoriser l’esprit citoyen et lutter contre l’abstention
autour d’outils pédagogiques et ludiques.

L’association I Love Europe bénéficie d’ores et déjà du soutien de 310 députés (autant de Droite que de Gauche) et de plus de 1 000 maires.

L’objectif de l’association est de sensibiliser à la fois :

- les pouvoirs publics (Mairies, Ministères, Conseils généraux, Conseils régionaux) et
- les enseignants, parents d’élèves, familles, les enfants et les jeunes

sur les questions citoyennes par un apprentissage citoyen pédagogique mais aussi ludique.

L’association I Love Europe est convaincue que le citoyen actif de demain aura appris aujourd’hui avec plaisir les éléments d’une vie démocratique dynamique.

LE JEU DE CARTES QUI EST L’ELU ?

Développé par l’Association I Love Europe, en partenariat avec les Editions Habeas Corpus, QUI EST L’ELU ? est un nouveau concept de jeu de cartes citoyen qui allie sens pédagogique et ludique pour les citoyens de 7 à 77 ans.

QUI EST L’ELU ? Région (jeu de 3 paquets de 55 cartes) familiarise et sensibilise les enfants et les jeunes à la citoyenneté et à la démocratie autour de 3 élections :
1) Municipales (Maires)
2) Cantonales (Conseillers généraux) et
3) Régionales (Conseillers régionaux) autour de 165 questions.

- Le premier paquet de 110 cartes présente la vie des mairies, des départements et des régions avec les différents métiers, lieux de pouvoirs et missions, ainsi que les cartes opérationnelles qui permettent de jouer : cartes « Réponds à la question », cartes « Pioche 2 cartes » et cartes « Veto », symboliquement représentés par les cinq Présidents de la 5ème République.
- Le deuxième paquet de 55 cartes regroupe 165 questions (3 questions-réponses par carte) avec 3 niveaux de difficultés symbolisés par 3 couleurs : jaune pour les enfants, vert pour les adolescents et rouge pour les adultes.

Pour les enfants et les jeunes, le jeu QUI EST L’ELU ? est un formidable apprentissage à la citoyenneté et à la démocratie.

et pour les adultes, une occasion de se resituer dans l’engagement démocratique.

Avec les jeux QUI EST L’ELU ? , il est enfin possible de jouer à devenir citoyen en famille et à l’école.

Question :
Monsieur Le Maire, est-il possible de faire baisser
l’abstention de 5 à 10 points aux prochaines élections ?

Réponse :
Oui. Comment ?
Chaque enfant âgé de 7 à 17 ans qui accompagnera un
parent-électeur le jour du vote se verra remettre un jeu
de cartes le lendemain dans son établissement scolaire.

Communication : mars 2004.
La communication de l’opération se fera
directement dans les écoles grâce à une campagne d’affichage.
_____________
En préparation pour février 2004 :
Le Jeu L’Europe, Je vote ! centré autour de 165 questions sur l’Europe, les 25 Pays membres, les lieux de pouvoirs et l’élection européenne (3 paquets de 55 cartes).